vendredi 13 juillet 2012

Lalibela


A environ 700 km au nord d'Addis, au Nord, se trouve Lalibela, la "Jerusalem" éthiopienne. Située à environ 2000 m d'altitude, dans un très beau cirque montagneux, cette pretite ville a pris le nom de l'empereur Lalibela qui y avait transféré sa capitale au XIIe siècle.



Pour asseoir sa légitimité, dans une période de crise politique, et s'assurer du soutien de l'Eglise orthodoxe, il entreprit de créer une réplique de Jerusalem qui accueillerait les pèlerins éthiopiens. le voyage vers la vraie Jerusalem était alors devenu quasiment impossible en raison de l'extension de l'Islam en mer rouge. Une douzaine d'églises ont alors été dégagées du tuf volcanique. La plupart sont des églises monolithiques



Le ruisseau canalisé passant au milieu du site et qui sépare les deux groupes d'églises, a été appelé.... Jourdain.

Le pont sur le "Jourdain"


 Je vous invite à une petite promenade photographique au milieu de ces églises







L'église Medani Alem. L'union européenne a financé la construction de plusieurs grands toits pour protéger les églises












les toukouls de la région sont originaux : 2 étages, le rdc servant de grenier


L'église St Georges












La rampe étroite que l'on voit sur la gauche symbolise le chemin étroit vers le ciel





St Emmanuel






samedi 7 juillet 2012

Oiseaux d'Ethiopie

Comparée à d'autres pays voisins, l'Ethiopie a une faune beaucoup moins riche. On entend certes les hyènes la nuit dans les rues d'Addis Abéba et nous voyons souvent autour de notre maison des genettes, des chacals. On voit aussi des Oryx, des dic-dic, des serpentaires,  beaucoup de singes, quelques zèbres et même des lions dans les parcs naturels. Mais le pays est très peuplé, intensément cultivé. Le troupeau éthiopien est le plus grand d'Afrique, avec plus de 80 millions de boeufs, de vaches, de chèvres et de moutons. Il reste relativement peu de place pour une faune sauvage nombreuse.

Une exception toutefois : les oiseaux, innombrables. Leurs chants sont permanents. Les ombres des rapaces, aigles et vautours, sont omniprésentes dans le ciel. Les marabouts guettent l'horizon des lacs, depuis la berge ou perchés dans les arbres. Les merles métalliques éblouissent de leur bleu éclatant. Je vous invite à une petite promenade photographique en compagnie de ces oiseaux.















Le Pont des Portugais



A une centaine de km au nord d’Addis, un peu avant d’arriver aux gorges du Nil, se trouve le pont dit des Portugais.







Construit au 17ème siècle, lors de la brève présence de Portugais venus auprès de l’Empereur, ce petit pont franchit une anfractuosité sur les rebords du plateau, à l’aplomb d’un immense canyon de 1000m de profondeur.




Une jolie promenade parmi les cactus, à flanc de canyon. 



Langano, Shashemene et Awassa


La vallée du Rift est parsemée de grands lacs volcaniques. Le seul où l’on peut se baigner sans risque d’attraper la bilharziose est celui de Langano, en dépit de la couleur marron de l’eau. 


En descendant vers le sud, on traverse la ville de Shashemene où vit la communauté des Rastafaris. Quelques centaines, arrivés des Antilles depuis les années quarante, chrétiens adorateurs de l’empereur Haile Selassié. Ils foulent (toujours pieds nus) le sol sacré de l’Ethiopie, pays mythique, symbole des origines africaines des Antillais, fierté du peuple noir car il a résisté à toutes les colonisations. Marginalisés dans une Ethiopie contemporaine qui les ignore, ils vivent pauvrement sur les quelques hectares  de terres qui leur ont été données par l’Empereur. Parmi eux, quelques artistes, dont des musiciens de Reggae. Ras Kwintaseb, originaire de la Trinidad, est l’un d’eux. Il vient chaque semaine à Addis pour donner des concerts…et apprendre la guitare aux enfants.


Quelques dizaines de kilomètres après Shashemene, nous arrivons à Awassa.


 
Une grande ville agréable, aérée, qui s’est développée depuis les années 60 au bord du lac du même nom. C’est la capitale de l’Etat fédéral du Sud. 












 


Les bords du lac, bordés de nombreux petits cafés, ont des allures de promenade balnéaire, très fréquentée.




























Des dizaines de marabouts peuplent les berges du lacs.




A quelques mètres du rivage, dans les herbages, un couple d’hippopotames, que nous prenons au début pour deux grosses pierres émergées avant de voir les oreilles bouger….